Karsha Gustor, danses avec les masques

Publié le par Jonathan | Commentaires (0)

Cette année j’ai pu assister au Karsha Gustor, le festival de deux jours pendant lequel les moines font des danses avec des masques et des costumes portés seulement lors de cette fête. Les danses sont à peu près les mêmes que celles qu’ils ont faites l’hiver dernier à Zangla ou Padum, mais à Karsha il y avait plus de moines, plus de choses à voir, et beaucoup de monde pour assister aux danses.

Le Karsha Gustor 2014 a eu lieu les 24 et 25 juillet sous un beau soleil, beaucoup de locaux mais aussi de touristes sont venus voir les danses des moines, surtout le deuxième jour où toutes les danses et cérémonies ont lieu. C’est lama Sonam qui est toujours le maître des danses, c’est à dire celui qui prépare les danses, décide des pas et mouvements à effectuer et mènent les autres moines lors des danses. Le Karsha Gustor a généralement lieu en juillet et la date exacte est choisie selon le calendrier tibétain, c’est une fête annuelle et à une date différente pour chaque monastère.

Lama Sonam Wangchuk, maître de danses du Karsha Gustor

Lama Sonam Wangchuk, maître de danses du Karsha Gustor

Lors des deux jours du Karsha Gustor il y a eu trois heures de danses l’après-midi, avec une petite cérémonie en plus lors du deuxième jour que je n’avais pas encore vu ailleurs. Avant les danses du deuxième jour, des animaux ont été bénis par le Head-lama, un cheval, un yak, un mouton et un chien (tous noirs) qui « garde » le Laprang, une salle de prières du monastère où il y a une grande statue de Bouddha.

Ensuite il y a eu les danses des moines avec les masques et costumes spécialement portés lors de ce festival, des fois par groupe de deux, des fois tous ensemble (14 moines), et aussi quatre jeunes moines ont dansé avec des costumes représentant des squelettes. Ils sont accompagnés par les cymbales et tambours que font entendre d’autres moines. Sonam nous a montré plus tard chez lui un des costumes qu’il porte lors des danses, et il nous a expliqué que c’était un costume tibétain, avec de la place pour ranger un arc d’un côté et des flèches de l’autre. Cette année les moines ont pu utiliser la nouvelle pièce pour qu’ils puissent se changer lors du festival, financée avec l’argent récolté par les treks que fait Sonam.

Les danses se font dans la cours du monastère, dans le sens des aiguilles d’une montre autour d’un mat où sont accrochés de grands drapeaux à prières. Les masques représentent différentes divinités du bouddhisme tibétain (ordre des Gelugpa à Karsha). Le Karsha Gustor se termine après les danses lorsque les moines offrent une torma (symbole bouddhiste en forme de pyramide) au feu, suivi d’une puja dans la salle de prières.

Laisser un commentaire