Deux belles semaines avec les nonnes pour le Monlam

Publié le par Jonathan | Commentaires (0)

La période de 17 jours de fêtes à la nonnerie, le Monlam, s’est finie hier et du coup je reviens dormir au monastère. J’ai demandé si je pouvais rester à la nonnerie mais elles ont dit qu’elles savaient pas, donc elles ont pas compris ou ont pas voulu dire que c’était pas possible. Beaucoup de puja, en général de 8h à 13h puis de 15h à 18h.

Il y avait quatre nonnes de plus qui sont revenues juste avant le Monlam. Une d’elles était à Leh depuis mars (partie en hélicoptère), et qui venait aux cours d’anglais au début, à l’air d’être la deuxième nonne en importance et commence les prières à chaque fois et aime bien rire aussi.

Fête pour le Monlam à la nonnerie

Fête pour le Monlam à la nonnerie

Pas mal de personnes sont venues aider tous les jours à la cuisine, deux ou trois en général, en plus du moine qui cuisinait et faisait un peu tout. Je faisais la vaisselle et apportait du bois pour faire chauffer l’eau et le thé. Quand ils n’avaient pas besoin de moi j’allais aux puja.

Toujours les cours au monastère quand ils étaient là, car plusieurs fois ils étaient en train de ramener de l’eau ou du bois à la cuisine. A la nonnerie les cours sont à l’école depuis mi-avril, je sais pas pourquoi, et les filles sont plus agitées avec plus de jeux possibles. Il y a en plus deux petites, qui donnent des raisons de plus pour jouer. Mais c’est quand même marrant et j’y passe de bons moments.

Le soir les nonnes se retrouvent pour boire le thé et manger, dans le plus petit Dukhang (salle de prières) qui sert l’hiver, et c’est d’autres bons moments passés avec elles, même si je comprend pas vraiment ce qu’elles disent, comme avec une nonne qui a peur des bhurpa, gros insecte noir qui marche et ne vole pas, et avait peur même en faisant semblant d’avoir un bhurpa dans la main. On rigolait aussi souvent parce qu’on arrivait pas à se comprendre, même après plusieurs essais.

Il y a eu une fête avec les gens du village (une centaine) qui sont venus le premier samedi du Monlam près de la rangée de chortens, un peu au-dessus de la nonnerie, et une autre le dimanche de la deuxième semaine, dans le petit jardin à l’arrière de la nonnerie, avec encore une centaine de personnes. Pour ces deux fêtes, le Head-lama du monastère est venu et menait les prières et le discours, avec un autre moine, pour la fête du dimanche et aussi Lonpo Wangchuk, 1h pour la première et 2h à 3h pour la deuxième, en début d’après-midi.

Un tso pour tout le monde

Un tso pour tout le monde

Pendant ces deux semaines, beaucoup de thé au lait sucré ou de thé au beurre de yak salé, de khura, de biscuits, de thukpa (soupe avec pâtes et viande) et quelques chapatis et tuk-tuk (petits gâteaux comme du pain), des beignets et autres gâteaux moelleux au yaourt. Un tso est aussi distribué pendant les fêtes et pendant la puja du matin, de la tsampa mélangée à de l’eau, fait en forme de cône et le sommet trempé dans du thé rouge.

Aujourd’hui c’était un peu dur de devoir repartir au monastère, et le matin après la puja à la nonnerie je suis resté au bord du ruisseau pour méditer sur ces deux belles semaines à la nonnerie, et après le cours d’anglais, j’ai fait une petite vidéo des filles qui courent pour descendre de la nonnerie pour rentrer au village, puis j’ai fait demi-tour et suis revenu à la nonnerie. Puis je suis allé sur la terrasse au-dessus de la cuisine (là où il y a la pièce où je dormais) pour ressentir le petit paradis qu’est la nonnerie, à me rappeler tous les bons moments passés.

Dimanche pendant la fête il y a eu de l’orage, puis après la fête et durant la soirée il a plu un peu pour la première fois depuis que je suis arrivé ici. Le lendemain matin, réveil sous un peu plus de 10 cm de neige et il neige encore toute la matinée. Quand la neige s’arrête vers 10h, fin de la puja et déneigement des toits avant que la neige ne fonde trop et abîme les toits faits en terre séchée, en s’infiltrant, ruisselant ou en sortant la neige avec leurs pelles. D’abord chaque nonne dégage la neige sur le toit de sa maison, puis ensuite les toits des salles de prières et de l’école pour finir ensemble, avec thé et khura. J’ai dégagé une partie devant la salle de prières, puis le chemin à l’arrière de la nonnerie, puis j’ai aidé à dégager les toits avec les nonnes. Plus grand chose comme neige le soir, et le lendemain matin il reneige à nouveau. Un beau réveil en regardant à la fenêtre, avec la neige qui tombe en fin mai, et l’Himalaya enneigé au fond, en arrière-plan.

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